La tour bleue d'Etouvie

26 janvier 2007

Première visite à Etouvie. 27 octobre 2006

marcos_chef






Jean Pierre Marcos nous connaît depuis 1978. A notre grande surprise, il se souvient par coeur d'une réplique d'un spectacle que nous jouions à cette époque. C'est lui qui a créé la fête dans la ville d'Amiens.
Maintenant il a un rôle à l'agglo et dirige un pôle cirque, le cirque d'Amiens, tout magifiquement rénové.






macret



Son adjoint c'est Philippe Macret.
C'est lui qui nous ballade un peu partout.








tour_a_detruire







Ils nous font la proposition d'intervenir sur cette tour, vidée de ses habitants et promise à la destruction.

C'est le quartier d'Etouvie.








etienne



On rencontre Etienne Desjonquères, le directeur du Centre social et culturel.

Si dans 60 ans on met  les justes au Panthéon, il en sera, car il se donne complètement au quartier.








delabrement




On rentre à l'intérieur de la tour. cela donne la nausée, toutes ces traces de vie et de mort.












photo_de_mariage






Une photo sur une commode d'un appartement abandonné.








vestes







Et là, on se demande comment s'est passé le déménagement puisque toutes les affaires sont restées dans le logement





Etienne nous parle d'un groupe d'habitants hyper motivé, il nous raconte tout ce qui a été fait : l'invention d'une habitante de la tour "Bleuette" personnage mythique.

Une troupe de théâtre intervient régulièrement dans le quartier, on aperçoit une de leurs animations, qui nous plaît bien.

Mais n'allons nous pas marcher sur les plates bandes d'un travail déjà entamé ?
Etienne nous dit qu'il a envie de passer à une vitesse supérieure, et qu'il a vraiment envie que nous participions.
Il est donc décidé de rencontrer tout ce monde-là.

Posté par tavuki à 17:24 - Commentaires [3] - Permalien [#]


deuxième visite, en janvier 07

corailOn arrive en train le 24 janvier, car on ne roule pas en Franche Comté à cause de la neige.

Hervée a une idée derrière la tête. Elle en a parlé à Philippe, qui nous  confie que les habitants sont hyper motivés et remplis du désir de travailler avec nous.

Tout ça est formidable.











gavrocheOn croise Gavroche, la directrice technique de la fête.
On raconte l'idée.
Faire parler les habitants de la tour depuis une  douzaine de fenêtres.

Cela ne lui pose aucun problème technique.
Puissance sonore, enceintes, etc.

Formidable.

je me dis que cela serait bien de faire une sorte de musée avec tous les objets "comment on vivait en l'an 2000"



boites_a_lettres

J'entre dans le Centre socio culturel, et je vois, que déjà l'expo est commencée.


Formidable















reconstitue

Ils ont même reconstitué un appartement, nous sommes décidément sur la même longueur d'ondes.














csc
la salle du bas est pleine. Au moins 30 personnes.

On entre tout de suite dans le vif du sujet.

Hervée expose '" l'idée".

Mais très vite la salle a du répondant.

"Et nous là dedans ? On fait quoi ? Et nos propositions, vous en faîtes quoi"?

C'est chaud. Presqu'une fronde.

Nous devenons les méchants professionnels venus écraser les valeureux habitants  du quartier.

Hervée : "je remets l'idée dans ma culotte, j'ai compris que  vous rejetez la mort de la tour, on repart à zéro".













Posté par tavuki à 17:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le tour de table

sophie


Sophie Shaikh commence.
C'est l'animatrice du Chamboule tout théâtre.
Elle nous explique ce qui la gêne dans notre proposition, c'est la mise à mort symbolique de la tour.

Hervée dit sans arrêt "ne vous inquietez pas, on va revoir notre copie".

Mais c'est trop tard. L'idée de la comédienne professionnelle qui jouerait la tour, révulse toute l'assemblée.

Et moi et moi ! profère Christelle.

Pourtant, chacun  a écrit  à notre demande un texte qui fait parler la tour, et ces textes nous semblent prometteurs.

Tout le monde va s'exprimer. je note une grande mixité sociale dans le groupe qui lui donne toute sa richesse, et le rôle  fermenteur de la compagnie de théâtre. (En fait il y a aussi la compagnie de Julia pour ce qui est de la danse).

julia
Julia Benocal la compagnie pied de nez





Intervention très impressionnante de Paulette :  Conscience, fantôme, regrets, remords,
voilà les 4 mots qui lui viennent.

Qu'est ce qui va sortir de cette tombe ?
Ajoute t-elle


je suis fasciné par toutes ces interventions : daniel, Joël, Christelle, Denis du diapason  etc. Tout est juste.

On décide de se revoir le mardi 13 février sur un temps plus long.

On dîne à l'atelier avec  tous les animateurs du projet. Julia, Sophie, joêl,  Franck  et Etienne du CSC.

Tout le monde est finalement content de la tournure que ça a pris.

Moi qui adore les assemblées vivantes, la vraie démocratie, je suis ravi. on parle aussi d'un stage à Audincourt.



Posté par tavuki à 18:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Compte-rendu très très subjectif d’Hervée de Lafond

hervee

Réunion du 24 janvier 2007 à Etouvie

Prologue
Premier rendez-vous avec Jean-Pierre Marcos et Philippe Macret qui nous proposent de créer un spectacle pour le quartier d’Etouvie à l’occasion de « Fête dans la ville » de juin 2007. Ils nous donnent carte blanche pour choisir le lieu et le style de l’intervention.

Philippe Macret nous emmène à Etouvie, on tombe sur le fameux Etienne dont il nous avait longuement parlé et surtout sur un groupe costumé, maquillé, très en forme : les Facteurs de Fête. Ils se préparaient à intervenir dans un immeuble, plus loin, pour tresser des guirlandes et les accrocher chez des gens pour créer du lien, on pense tout de suite aux vers de Rimbaud : « j’accrocherais des guirlandes de fenêtre à fenêtre ».

Puis Etienne nous emmène tout de suite visiter la Tour Bleue, on remarque déjà accrochée sur la façade, des éléments surprenants, il nous parle de Bleuette Delatour, personnage mythique, il nous raconte l’importance que ce personnage a pris dans le quartier : le balcon fleuri, la remise de prix, les cartes postales de vacances… Nous pénétrons dans la Tour. Et c’est le choc, elle donne l’impression d’avoir été abandonnée en catastrophe, certains appartements sont quasiment intacts, des œufs sur la table, des bouts de pain, une penderie pleine de vêtements, des photos, des puzzles, toute une vie arrêtée brusquement, éventrée, une impression très nette de violence, de départs précipités, de gâchis. Des pigeons morts dans les escaliers. Jacques se retient de vomir. Etienne nous parle beaucoup. Le soir nous revenons voir un concert du MAP. Un mélange surprenant de jeunes, de vieux, de mamans avec des poussettes, beaucoup de monde, pas de service d’ordre, juste un type qui calme les jeunes trop bruyants.

Le lendemain nous avons une petite idée : faire revivre cette tour, le temps de son agonie et la faire mourir en direct. Et pour ce faire, interviewer les anciens habitants et diffuser leurs témoignages tels quels ou rejoués par des comédiens en se servant d’enceintes placées à différentes fenêtres. L’idée est minuscule, ce n’est pour nous qu’un point de départ.

Nous décidons de revenir le 24 janvier, nous demandons à rencontrer le « groupe culture » pour voir avec eux comment développer l’idée et comment ils pourraient intervenir.

24 janvier 2007
    Neige, verglas, nous avons 2 heures de retard et n’avons pas le temps de rencontrer Etienne avant la réunion.
    Dans le Centre Culturel, une installation rigolote des boites aux lettres et un salon reconstitué avec des éléments pris dans la tour. Justement, on venait d’exposer cette idée à Jean-Pierre et Philippe.

18h15    La salle est pleine, petite intervention d’Etienne puis de Philippe Macret, et nous attaquons. On expose notre petite idée puis nous demandons à tous d’écrire un petit mot, parler à la place de la tour, dire si elle veut mourir ou non et dans quelles conditions. On ramasse, on lit les mots, certains sont très émouvants, je n’en retiendrais qu’un : « Je ne veux pas mourir sans avoir vu la mer ».

Je pose une question, je ne me souviens pas laquelle et là, Christelle, celle qui donne vie à Bleuette Delatour, intervient vivement : pas question d’être des figurants, ils veulent être au centre et d’ailleurs ce projet est tout ficelé et ne leur donne aucune place. Dzoum ! L’atmosphère s’électrise, le niveau monte illico au 12ème étage, tout le monde intervient dans ce sens de tous côtés et ça grogne ferme. J’ai eu le malheur de dire qu’une comédienne interpréterait de rôle de la tour et parlerait à sa place, Adélaïde me rétorque qu’une ancienne habitante serait bien plus appropriée pour tenir ce rôle. Vue l’atmosphère, je ne lui réponds pas ce que je pense très fortement : qu’il ne suffit pas d’être une ancienne habitante pour être capable d’interpréter un personnage, imaginaire qui plus est. Les balles sifflent, nous faisons le dos rond et demandons un tour de table.

Julia et Sophie commencent (Cie Pied de nez et Chamboule tout). Elles racontent tout ce qui déjà été fait : les Facteurs de Fête, l’invention de Bleuette, le balcon fleuri, la remise de prix drolatique, la soupe de Bleuette, l’anniversaire de Bleuette, la notoriété de Bleuette, l’appartement témoin, l’appartement sur roulette, le pique-nique de Bleuette, etc… Puis les interventions se succèdent : Albertine, Adélaïde, M. Bakouche, Florence, Michèle, Daniel, Marie-Thérèse. Elles vont toutes dans le même sens : pourquoi seulement la tour, et surtout comment allons nous travailler ensemble et pour quoi faire ?
Christian, d’Ecran libre nous donne l’estocade : ici il y a un lien social très fort, il faut avancer avec de la délicatesse, du respect (et vlan prends ça dans la figure) et puis : la mort symbolique ne sera-t-elle pas plus douloureuse que la mort réelle ?

Nous réalisons peu à peu à quel point nous avons face à nous un groupe fort, soudé, qui a vécu déjà des belles aventures ensemble.

Arrive le tour de Paulette, mère de 7 enfants qu’elle a élevé seule, elle a 5 ans de plus que la tour. Elle raconte comme cette tour lui faisait peur quand elle pénétrait, sa fille ou sa grand-mère, je ne sais plus, habitait au 13ème étage, quand l’ascenseur ne fonctionnait pas, il fallait grimper 13 étages doubles et puis les longs des couloirs étroits. Ensuite elle crée une image que je ne saisis pas bien : la tour  et le CSC serait comme un homme et une femme qui se déchirent. Puis elle dit que la tour est comme sa mère, on lui a coupé une jambe, bon, puis l’autre et là tout le monde a pensé qu’elle n’y survivrait pas et finalement elle a encore vécu 15 ans.

Cette tour c’est une grande dame comme une mère qui voit partir ses petits et bientôt ce sera une tombe.
Joël, de «Chamboule tout » en rajoute une couche : lui aussi il pense à sa mère, elle a mis longtemps à mourir, on ne voulait pas qu’elle meure mais on a été soulagé quand elle est morte. La mort de cette tour n’est pas réglée, c’est un  message qu’il faut porter aux politiques. Et puis il nous parle directement, il a suivi un de nos stages à Chaillot, il rappelle à Jacques qu’il disait toujours qu’avant de faire quoi que ce soit il fallait des cérémonies d’accès et justement ce soir, nous n’en avons pas fait.
Et puis il propose que sa compagnie de théâtre nous serve de relais et puis qu’ils viennent faire un stage en Franche-Comté avec nous. Ouf ! enfin une proposition positive !
Franck va dans le même sens, il précise : on a commencé à la regarder cette tour que depuis qu’elle est vide.
Etienne ajoute : on est gêné quand on parle des anciens habitants parce qu’on les a laissé partir sans s’en apercevoir. La mort de la tour va donner naissance à une place publique mais qu’en fera-t-on ?
 
 
Voilà, la réunion a duré 3 heures ! C’est rare d’avoir autant d’interventions très fortes dans de telles réunions.

Mes conclusions du jour !
    Honte sur Jacques et moi, on s’est planté en beauté ! on a attaqué comme si nous avions face à nous les groupes habituels qu’il faut bousculer un peu pour qu’il en sorte quelque chose. Aïe ! Oïe !

Nous voilà au pied du mur, obligés de tout remettre à plat. Il faut tout jeter, enfin presque, repartir à zéro. Ils se sont senti dépossédés, floués, écartés de leur propre aventure par notre maladresse et notre balourdise. Ce n’est pas tant le sujet qui les a braqués que les « comment ». Il reste que cette tour est une énigme : les habitants n’en sont pas partis de leur plein gré, ils ont été éjectés, chassés. La violence de leur départ n’a pas été réglée, elle est encore présente.

Un ethnologue nous a dit un jour que lorsqu’un rituel a été mal accompli ou bâclé ou pris à la légère, il fallait le refaire depuis le début, sinon il se vengeait.Depuis 4 ans cette tour est peuplée de fantômes mécontents et tourmentés qui demandent réparation.

Après un repas bien arrosé nous avons décidé (tous ensemble !) de nous revoir plus longuement le mardi 13 février de 14h jusqu’à plus d’heure et là, de tenter de construire un projet (tous ensemble !).




Posté par tavuki à 21:05 - Commentaires [2] - Permalien [#]

30 janvier 2007

Quand les habitants font parler la tour...

J'ai vécu, mais je suis condamné à disparaître,
j'aurais aimé être une rue portant mon nom, même un magasin qui se souviendra de moi, aujourd'hui je ne suis pas seul, car les pigeons nichent.

Avant de me poussiériser je veux qu'on entende par les fenêtres mon ultime éclat de rire !


Ceci serait mon dernier désir... Emmenez moi danser !

Mon souhait : engendrer des bébés tours accueillantes


Par quoi va t-on me remplacer ?


J'ai même pas 50 ans, et on me condamne , on fait de moi la coupable de tout ça , tout ça quoi ? Trop de vie, trop de langues, trop d'humain, trop de violence. Mais la coupable ce n'est pas moi, ce n'est pas moi, c'est qui ?


J'aimerais mourir en accouchant d'une nouvelle génération plus humaine. Céder ma place à quelque chose qui retiendra les leçons de mon histoire.

Je veux mourir, mais mes locataires, eux, où iront -ils ?

Crevez mes yeux ! De tout mon long devenir poussière ...

Je suis triste, non pas pour moi, mais pour la femme qui voulait mourir dans son appartement.

Je vais mourir en me faisant exploser à l'aube.


Qu'est ce qui m'arrive ?

Qu'est ce qui m'arrive ?
C'est quoi ces rides ?
ces fissures qui apparaissent de tous les côtés ?
Je deviens de plus en plus sale,
de plus en plus laide
Qu'est ce que c'est ?
Qu'est ce que c'est ?
Ce cancer qui me ronge.
Je deviens de plus en plus vieille,
je sens ma fin.


Moi, la tour bleue
je veux une mort
joyeuse et explosive,
les habitants sont tristes  depuis des années de me voir vide.
Pourquoi ?


Je suis prête à mourir, si tout le monde m'accompagne.
Je veux être entourée de tous ceux qui  ont été avec moi, ont vécu ma vie, mes joies et mes douleurs.
J'attends depuis trop longtemps, maintenant le temps est venu, voici ma fin.

Je veux vivre encore !

Je veux voir quelle fête les habitants vont me faire. Après je m'éteindrai tranquillement.

Je ne veux pas mourir sans avoir vu la mer

En Afrique on   ne pleure pas, on danse on chante

Posté par tavuki à 17:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]


16 février 2007

C'était le 13 février 2007

Franchement j'ai peur.
Je dis toujours : une oeuvre d'art ne se décide pas au suffrage universel, mais je dis aussi, que la pensée collective, pour peu qu'un groupe ait un objectif commun, c'est fort, car les énergies s'additionnent.

le collectif d'habitants et d'artistes nous fait deux bonnes surprises pour commencer.

le_conte

a) Ils nous jouent un petit conte en guise de cérémonie d'accès. Chapeau à Adelaïde et Christel, c'est pas mal du tout.

b) Ils inventent la scénographie de la réunion.

P2130026

Il y a beaucoup de monde, le tour de table se fait à toute vitesse, je note les noms comme je peux.

Chrystel
Xavier 
Anne Catherine
Laurent :
Joel   
Laurence :   
Sophie :
Valérie :   
Adelaïde : 
Anne Bertine
Frank
Nowenn :
Noël 
Biff : intermittent (Thierry)
Jennifer
Elsa : 
Marie José
Martine
Paulette
Marie thérèse
Florence
Isabelle
Samira
Emmanuel
Jean pierre
Romain
Etienne
Philippe Macret
une plasticienne qui vient en retard
Hervée de Lafond
Jacques Livchine

Certains ont l'étiquette CSC, d'autres Chamboul tout, Pied de nez, canal Nord, indépendants.

P2130033

On précise que l'évènement doit déborder le local et faire en sorte que les habitants d'Amiens, les autres quartiers d'Amiens viennent à Etouvie ce jour là qui serait aussi l'ouverture de la fête dans la ville, en même temps que les 50 ans du quartier.


On commence une grande discussion sur l'attachement de chacun au quartier.
C'est carrément du délire.
Ce qui m'intéresse dans ce que j'entends, c'est de voir à quel point la présence du Centre social et culturel et de ses artistes est absolument fondamentale pour la vie de ce quartier et les liens forts qui se sont créés entre habitants.
Ah, j'aurais voulu que des hommes politiques assistent à cette réunion, qu'ils en prennent de la graine sur la culture de proximité.

quelques phrases glanées dans la discussion qui bat son plein, la parole tourne vite, c'est vivant.

Je veux qu’on rit je veux qu’on danse
je veux qu’elle change de couleur
je veux qu’elle déborde
Je vois une cascade
Je vois du bruit
mon souhait c’est qu’elle disparaisse en gémissant et en feu d’artifice
Je veux la voir revivre
Je veux faire comprendre  qu’elle est dans le coma…
Je voudrais que sur la place il y ait un Arbre à palabres
Partout tu vois la tour. On  ne peut pas se perdre dans Etouvie
La tour peut parler d’Etouvie
Quartier plein de chaleur
J’ai trouvé ma famille dans Etouvie
Il y a de la solidarité
La tour est un pigeonnier géant.
Envie de faire la fête
Etouvie village de verdure
Flon flon à la Tatie
Ici, l’ordinaire est extraordinaire
Ame de village
Quartier qui a ses pudeurs.
Et si on vendait  la tour aux enchères ?
Et si on la recouvrait de lierre ?
Je vois une végétation débordante,
j'entend le  dernier message de la tour
Venez voir Etouvie…
Du haut de la tour d’Etouvie,  on voit  la mer
Les larmes de la tour…
La chorale en haut
Spectacle entre deux tours
Bleuette a capté  des gens dans la tour…

Il y a des images, des idées, du désir.

Et d'un seul coup d'un seul, quelqu'un, Biff, je crois bien, lance une bêtise, et tout le monde dit à l'unanimité  c'est ça qu'il faut faire !

Bien sûr, on ne va pas la dire cette idée, puisque la dévoiler, ce serait enlever  tout le mystère.
Chacun s'engage à garder le secret.

On se divise en 4 groupes pour esquisser le scénario de ce conte urbain.
On a quatre histoires qui se ressemblent, mais que nous pouvons facilement fondre  en une seule histoire.

Un scénario sera proposé au comité qui pourra le discuter et l'amender.
Une fois le scénario validé, on le transformera en tâches pratiques, et on distribuera à chacun ce qu'il aura à faire.

Pour quantité de raisons incontournables  cela se passera le mardi 12 juin en soirée.

Vers 21 H 30, c'est le couscous


P2130032











Paulette, toujours très présente.

Peut-être bien sommes nous en train d'entamer une aventure unique et assez exceptionnelle.
Parce que ce sera du jamais vu, du jamais fait.

Posté par tavuki à 04:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 avril 2007

Les habitants d'Etouvie débarquent à Audincourt

P4160008Ils sont trente cinq.
Mounir, jean Pierre et Paulette dans leur premier contact avec la maison Unité.

L'idée avait germé en février. Pourquoi ne pas faire un stage en Franche Comté ?












P4160006

Yousri très en forme s'occupe de l'accueil














P4160009

35 avec l'encadrement.

Sophie Schaikh, pour le théâtre et Biff pour la technique











P4160010

Les voilà qui pénètrent dans le grand gite de Pierrefontaine les Blamont,

Arcène


Emanuelle suivie sans doute de sa fille Ludmilla.










En fait voilà la liste complète

Equipe artistique (5)
Sophie (végétarienne)
Julia
Joël
Laurence
BIF

Equipe CSC (4)
Mounir (viande hallal et sans porc)
Albertine (pas de viande sauf volaille)
Louise (stagiaire)
Céline (encadrement enfants)

Equipe "bistro" 2 jours (5)
Etienne
Patrick
Franck
2 personnes TV canal nord Laurent et ?

Habitants (10 + 8)
Christelle et Kevin (14 ans)
Emanuelle et Ludmila (12 ans)
Isabelle et Steven (10 ans) et Dylan (8ans)
Adélaïde et Alicia(5 ans) et Schelsian (7 ans), Romualdo (12 ans)
Gennifer
Florence
Marie Thérèse (sans porc)
Paulette
Arsène + Aiffa (11 ans) (viande hallal et sans porc)
Jean-Pierre

P4170015




Sophie  Shaikh est half -pakistanaise, elle encadre le groupe au niveau du théâtre avec Julia Berocal,  plutôt danse, Laurence et Joël Dufresne

On joue très gros, si nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde artistique, cela risque de friter.

Et puis la logistique " nourrir"   35 personnes  ce n'est pas trop évident.







P4170021

Les enfants sont sympas. Romualdo devient mon assistant cuisinier.

C'est le fils d'Adélaïde













P4170022


Julia Berocal n'est pas à son avantage sur la photo.
Je me souviendrai longtemps de l'histoire de son compagnon Vadim chez ses parents.











P4170026


On fait de multiples réunions pour accorder nos violons et bien préciser les règles du jeu.

Les principes de base sont primordiaux.

Parfois je décroche, surtout après le repas de midi. Car c'est moi qui fais la cuisine pour tout ce monde-là, l'embauche d'une cuisinière reviendrait trop cher et cela me plait de faire des Cary, des rougails, des Tajines.










P4180042

On discute du scénario du spectacle et puis on fait des exercices divers.

Très bonne concentration.

Le stage est pris au sérieux.










P4180045

espace, voix etc.














P4190046


IL fait tellement beau que l'on décide de pique niquer et de travailler dans le Lomont, carrément sur le territoire suisse.








P4190052



Bizarre tout de même de préparer un spectacle urbain en pleine campagne.

On travaille la voix et les bagarres.















P4190057La fin de la journée est assez dramatique, cela commence par le passage de la frontière, où Gennifer, Laurent de Canal Nord, n'ont pas leurs papiers d'identité.
Cela devient un casse tête. Certains sont obligés de passer la frontière par la montagne, et on apprend comme dit Biff, cerise sur le gâteau, que le mini bus des gosses  est accidenté. On ne sait pas si c'est grave.














P4190055  Commence une attente interminable devant le gite de Pierrefontaine .
Marie thérèse craque un peu alors que son petit fils n'est pas blessé.

Il faut s'organiser. le mini bus est foutu.

Aïffa est emmenée à l'hopital avec Adelaide, Dylan.

Ce n'est pas grave mais ils gardent Adelaïde.

le groupe est un peu traumatisé.











P4190059

Voilà le petit fils juste après l'accident, très en forme.

















P4200001

Dylan  fils d'Isabelle a été ravi d'être emmené dans l'ambulance des pompiers.













P4200003

Arrive le dernier jour, le groupe d'Amiens met en scène ses adieux, c'est très émouvant.

Ils ont tous été formidables, à tout point de vue, on a bien avancé sur le scénario.
On a écrit un slam.

Tout s'est bien passé dans les cuisines.

On se remercie mutuellement. Paulette trop sensible a la larme à l'oeil.

L'aventure ne fait que commencer.

Posté par tavuki à 14:03 - Commentaires [3] - Permalien [#]

On reçoit un communiqué qui nous sidère

COMMUNIQUE DE PRESSE

Evènement sans précédent à Amiens :
En avant première mondiale, et selon un procédé Canadien hight-tech de dernière génération, une disparition de tour par avalement aura lieu le mardi 12 juin à partir de 20h sur le quartier d’Etouvie. La tour bleue, immeuble de 14 étages datant des années 60, et en l’attente de destruction, sera engloutie par le sol sans gravats et sans poussière permettant ainsi à la population d’assister en direct et comme dans son jardin à ce qui annonce les prémices de l’écologie de destruction urbaine. Un événement que la métropole Amiénnoise souhaite intégrer dans le programme de la fête dans la ville 2007 puisqu’il aura lieu 2 jours avant l’ouverture de l’espace public au théâtre de rue.

Nous avons donc préparé un scénario pour rien.
Nous faisions un spectacle sur le thème de la tour bleue, et voilà qu'on nous annonce sa dstruction. Il faut tout revoir et s'adapter.

Les habitants sont furieux de voir qu'une fois de plus, Amiens -métropole prend ses décisions unilatéralement sans jamais consulter les habitants.

Ce qui intéresse le quartier, c'est ce qui va remplacer la tour.

On vient en discuter dès le mercredi 25 avril.






Posté par tavuki à 14:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]

26 avril 2007

Repérages, rencontres etc à Amiens /ETouvie

P4250010



















Marie France et nadège vont participer à la chorale, ils ont écrit un chant d'au revoir à la Tour Bleue

P4250004



Adelaïde va mieux.












P4250005






Frank, au premier plan.
Le CSC occupe pacifiquement la rue de Lorraine pendant une semaine.




























Posté par tavuki à 06:52 - Commentaires [2] - Permalien [#]

29 avril 2007

curieuse agitation autour de la tour bleue le 26 avril

P4260016

Il semblerait que des débuts de préparatifs commencent pour annoncer le 12 juin.




















P4260024

Une petite brigade défile dans le quartier, menée par Sophie.














P4260031



Biff semble dessiner sur une photo de la Tour bleue














P4260028



Etranges mouvements sur le toît du CSC















P4260037

Un homme observe d'en face caché derrière sa parabole
















P4260005

Il faut avoir de bons yeux, mais il ya quelqu'un sur la partie gauche du toît.





















P4260020



Bizarre, des fenêtres se sont ouvertes.

Manifestement il y a des repérages.

















Posté par tavuki à 18:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]